Publie par David Löwenbrand le · 6 min de lecture
L'OMS vise une réduction de 50% des décès par pollution de l'air d'ici 2040. Découvrez comment les réseaux de surveillance en temps réel fournissent les données locales nécessaires.
La pollution de l'air tue plus de 6,7 millions de personnes par an, selon l'Organisation mondiale de la Santé. En 2025, l'Assemblée mondiale de la Santé a approuvé une feuille de route pour réduire de 50% les décès liés à la pollution de l'air avant 2040. Atteindre cet objectif nécessite quelque chose dont la plupart des pays manquent encore : des données denses et localisées de qualité de l'air, collectées en continu et disponibles en temps réel.
Les Directives de Qualité de l'Air actualisées de l'OMS en 2021 fixent la moyenne annuelle de PM2.5 à 5 µg/m³ (réduite depuis 10 µg/m³ dans les directives précédentes de 2005), le NO₂ à 10 µg/m³ (réduit depuis 40 µg/m³), et ont introduit des objectifs intermédiaires reconnaissant que la plupart des pays ne peuvent pas atteindre les valeurs guides finales immédiatement. La plupart des villes dépassent même les objectifs intermédiaires de deux à dix fois.
Pourquoi les réseaux nationaux ne suffisent pas
Les stations de référence gouvernementales offrent une précision de niveau laboratoire, mais sont coûteuses à construire et à entretenir. Une seule station de référence coûte typiquement entre 150 000 et 300 000 EUR d'installation et entre 18 000 et 36 000 EUR par an de fonctionnement. La plupart des pays n'en opèrent qu'une poignée, souvent concentrées dans les capitales.
La feuille de route de l'OMS appelle explicitement à une couverture de surveillance élargie dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, où moins de 10% des villes disposent d'une quelconque surveillance de la qualité de l'air.
Ce que la feuille de route exige de la surveillance
- Densité spatiale : Assez de points pour capturer les variations de pollution entre quartiers
- Résolution temporelle : Données continues à intervalles horaires ou sub-horaires
- Couverture multiparamétrique : Mesure simultanée de PM2.5, PM10, NO₂, O₃, CO, SO₂
- Accessibilité : Données disponibles en quasi temps réel
- Durabilité : Systèmes opérant à long terme sans coûts prohibitifs
Comment les réseaux de capteurs distribués comblent le fossé
Une seule station Sensorbee Air Pro 2 mesure PM1, PM2.5, PM10, NO₂, O₃, CO, SO₂, température, humidité et pression atmosphérique. Elle fonctionne à l'énergie solaire avec batterie de secours, se connecte via les réseaux cellulaires LTE-M ou NB-IoT, et s'installe en moins de 10 minutes.
Déployer 20 à 50 de ces stations dans une ville coûte moins qu'une seule station de référence tout en fournissant une résolution spatiale inégalable. Chaque station transmet les données à Sensorbee Cloud.

Mesure des polluants qui comptent le plus
Les particules (PM2.5 et PM10) causent le plus grand fardeau sanitaire mondial. Le module de particules Sensorbee utilise la diffraction laser pour mesurer les concentrations de PM1, PM2.5 et PM10 en continu.
Le dioxyde d'azote (NO₂) provient principalement du trafic et de la combustion. Le module capteur de NO₂ fournit des mesures continues.
L'ozone (O₃) se forme lorsque la lumière du soleil réagit avec le NO₂ et les composés organiques volatils.
Le dioxyde de soufre (SO₂) et le monoxyde de carbone (CO) restent préoccupants près des installations industrielles. Des modules capteurs dédiés de SO₂ et CO s'intègrent à la plateforme Air Pro 2.
Des données à l'action de santé publique
Identification des sources. Lorsque les PM2.5 augmentent à des moments et lieux spécifiques, la superposition avec les données du capteur de vent localise les sources en amont.
Systèmes d'alerte. Sensorbee Cloud permet de configurer des alertes de seuil. Les écoles près de routes passantes peuvent recevoir des avertissements pour garder les enfants à l'intérieur pendant les pics de pollution.
Évaluation des politiques. La surveillance avant-après montre si les interventions fonctionnent réellement.
Considérations de déploiement pour les réseaux urbains
- Corridors de trafic : Stations à moins de 10 mètres des routes principales
- Fond urbain : Stations dans les parcs ou rues résidentielles
- Limites industrielles : Surveillance périmétrique des usines et ports
- Récepteurs sensibles : Écoles, hôpitaux, maisons de retraite
- Variation verticale : Positions au niveau du sol et en hauteur
Soutien à la conformité et au reporting
La mesure de particules certifiée MCERTS de l'Air Pro 2 ajoute une crédibilité réglementaire aux données.
Questions fréquentes
Comment la surveillance indicative se compare-t-elle aux stations de référence pour le reporting OMS ?
La surveillance indicative fournit une couverture spatiale et temporelle que les stations de référence ne peuvent atteindre à coût raisonnable. La feuille de route de l'OMS reconnaît que les données de grade indicatif, lorsqu'elles sont assurées en qualité, fournissent des informations exploitables pour les décisions de santé publique.
Les stations alimentées par énergie solaire fonctionnent-elles toute l'année dans les climats nordiques ?
Oui. L'Air Pro 2 est conçu et testé en conditions nordiques. Son panneau solaire et son système de batteries maintiennent un fonctionnement continu même pendant les hivers scandinaves.
Que se passe-t-il pendant les pannes du réseau cellulaire ?
L'Air Pro 2 stocke les données localement pendant les interruptions de connectivité. Lorsque la connexion reprend, toutes les lectures stockées sont transmises automatiquement.
Prochaines étapes
Explorez les spécifications de l'Air Pro 2 ou demandez un devis. Pour les programmes de surveillance urbaine, contactez notre équipe pour discuter de la conception du réseau.

David Löwenbrand
Founder & CEO

